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12/11/2007 PRÉOCCUPATION À PROPOS D'UNE DÉPENDANCE
Question: Je suis une femme de 32 ans et je commence à me faire du souci à propose de mon comportement vis-à-vis de l'alcool. Lorsque je sors, je bois facilement 10-15 bières. Cette habitude ne m'a jamais causé de réels problèmes, mais cette situation évolue depuis environ six mois. L'ivresse survient nettement plus vite et elle est plus extrême, mes inhibitions disparaissant - ce qui n'était pas le cas dans le passé -, je suis malade après avoir bu (vomissements, bile) et je suis régulièrement confrontée à des troubles de mémoire (même un black-out à une occasion). On dirait que je n'aie plus "l'habitude" de boire. C'est comme si mon corps ne l'acceptait plus. Je ne bois jamais à la maison (même pas lors des repas) et je n'en ressens aucun besoin, mais c'est comme si j'étais incapable de respecter une quelconque mesure lorsque je sors. Y a-t-il une explication au fait que je réagis différemment à l'alcool? Considéreriez-vous mon comportement vis-à-vis de l'alcool commea une dépendance? Réponse: Vous vous faites à juste titre du souci à propos de votre comportement vis-à-vis de l'alcool. La consommation régulière de 10 à 15 bières à une seule et même occasion (on appelle cela "binge drinking") ne peut pas être maintenue sans dommages corporels. Il est préférable de boire deux bières par jour que 14 verres d'une traite. Une consommation excessive régulière suscite une accoutumance, ce qui explique l'intervention plus rapide et le caractère plus extrême de l'ivresse. Une consommation excessive d'alcool peut endommager le foie (infiltration graisseuse du foie). Ce phénomène peut disparaître lorsqu'on arrête de boire. Si vous continuez, cette consommation peut toutefois déboucher sur une cirrhose irréversible du foie. Les troubles de la mémoire indiquent que votre cerveau est également exposé à des risques de dommages. La présence d'une accoutumance est confirmée par l'apparition de phénomènes de dépendance lorsque vous tentez d'arrêter de boire. Si ce n'est pas le cas, il devrait être possible de réduire votre consommation d'alcool sans trop de difficultés. Quoi qu'il en soit, je ne puis que vous recommander de consulter votre médecin traitant.
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