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alcool et santé physique 22/01/2008 ALCOOL ET CONDITION CARDIAQUE
Il existe des indications surabondantes suggérant un effet favorable de l'alcool sur la santé, effets qui suivent la forme d'un J. Une consommation faible à modérée d'alcool (1 verre par jour pour les femmes, 1 à 2 verres pour les hommes) exerce une influence favorable sur les affections coronariennes, le diabète, la pression artérielle trop élevée, les risques d'hémorragie cérébrale, la mortalité, etc. Une consommation plus élevée est nocive. La protection cardio-vasculaire est principalement due à l'amélioration de la sensibilité à l'insuline et à la lipoprotéine de haute densité (le cholestérol HDL). Selon des chercheurs américains, c'est l'éthanol même et pas divers autres composants des boissons alcoolisées qui serait à la base de cet effets favorables. En plus de la sensibilité accrue à l'insuline et au cholestérol HDL accru, l'amélioration des facteurs inflammatoires et de la formation de graisse abdominale jouent également un rôle certain dans cet effet protecteur. Un ou deux verres par jour entraînent également une baisse modérée (7% à 10%) des triglycérides. Au-delà de cette consommation, la quantité de triglycérides augmente proportionnellement à la quantité d'alcool. Une consommation modérée d'alcool se traduit par une moindre formation de graisse abdominale en comparaison aux non-buveurs, mais ce phénomène s'inverse en présence d'une consommation de plus de 2 verres par jour, une fois encore proportionnellement à la quantité d'alcool consommée. La graisse intra-abdominale est fortement liée à un faible taux de cholestérol HDL, à une résistance à l'insuline et à l'inflammation. Compte tenu des effets favorables, l'alcool peut s'avérer utile pour les personnes présentant un métabolisme anormal du glucose et/ou une résistance au glucose. Une consommation légère à modérée d'alcool est associée à une diminution du diabète. Dans le cadre d'une vaste étude impliquant plus de 370.000 individus pendant 12 ans, les chercheurs ont constaté une chute de 30% des nouveaux cas de diabète chez les personnes consommant un à deux verres par jour. Des études récentes ont également démontré qu'une consommation modérée journalière est meilleure qu'une consommation moins fréquente. Ce phénomène peut s'expliquer par la durée d'action limitée des effets favorables de l'alcool. Malgré ces effets favorables d'une consommation modérée d'alcool, les médecins ne recommanderont que rarement de boire de l'alcool parce que tout le monde n'est pas capable de se limiter à une consommation d'un ou de deux verres par jour et que le risque de dépendance est réel. L'alcoolisme est toujours un problème social grave, responsable d'un nombre élevé d'affections et de décès. Source: Journal AM Coll Cardiol. 2007;50 (11) | ![]() |
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